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Le dépannage d’une chaudière est affaire de spécialiste. Au-delà des contingences techniques et économiques, il s’agit avant tout d’une mesure évidente de sécurité.

Ce principe posé, rien n’interdit d’effectuer quelques vérifications de base avant de faire appel à ce spécialiste coûteux, souvent peu disponible. Nos conseils maintenant.

Dépannage de chaudière : questions à se poser avant l’intervention du professionnel

Alimentation électrique de la chaudière

Les bonnes questions sont :

  • N’est-ce pas une panne générale de secteur ?
  • Le disjoncteur de la chaudière est-il bien enclenché ?
  • La prise de courant de la chaudière est-elle branchée ?

Alimentation en combustible de la chaudière

Il faut se demander :

  • Les vannes d’arrivée du combustible sont-elles ouvertes ?
  • Le combustible est-il disponible (panne de fuel, cuve de gaz vide ou coupure du réseau...) ?

Ces vérifications semblent aller de soi, mais le parcours professionnel de chaque chauffagiste est jalonné de déplacements… pour brancher une prise de courant ou ouvrir une vanne !

Circuit d’eau chaude de la chaudière

Voici les différentes situations et solutions possibles :

  • La pression d’eau est-elle correcte ?
    • Si elle est trop basse, remplir le circuit en restant dans la zone verte du manomètre.
    • Une pression trop haute est une cause d’appel en urgence du dépanneur. Les vannes de remplissage ou le vase d’expansion peuvent être en cause, rendant l’installation potentiellement dangereuse.
  • La pompe d’accélérateur tourne-t-elle ? Si ce n’est pas le cas, peut-être est-elle simplement "gommée" (bloquée par la corrosion ou les dépôts de boues). Pour s’en assurer et lui rendre ses fonctionnalités, il suffit quelquefois :
    • de décoller manuellement l’axe en le tournant avec un tournevis ;
    • de tapoter sur le corps de pompe à l’aide d’un petit maillet ou d’un manche d’outil.

Chaudière qui tourne mais chauffe mal

Ce type de dysfonctionnement parfois dangereux nécessite l’avis d’un technicien. Parmi les causes les plus fréquentes, on distingue :

  • Une défaillance du système de régulation chaudière ou d’ambiance : au fait, le thermostat d’ambiance est-il réglé à la bonne température ?
  • Une combustion incomplète, souvent due à la mauvaise qualité du combustible (risques d’explosion).
  • Une évacuation des fumées perturbée (danger d’intoxication).
  • Un déficit d’air comburant (aérations bouchées, tuyau d’entrée d’air mal dimensionné, prise d’air bouchée, ventilateur encrassé, etc.).

Utilité des vérifications préliminaires

Même si le dépannage dépasse les compétences de l’utilisateur, bien sérier les symptômes de pann est tout bénéfice pour lui car il fait gagner un temps précieux au dépanneur qui est rémunéré au temps passé.

Un autre avantage réside dans la meilleure compréhension du fonctionnement de l’installation. Cette connaissance en autorise une conduite plus rationnelle, donc un bonus de confort et une maîtrise des coûts d’exploitation.

3 principes qui limitent à coup sûr le nombre et le prix des dépannages chaudière

Devant la fatalité des pannes, l’utilisateur dispose d’un arsenal de moyens que voici.

Entretien rigoureux : investissement gagnant

Sorte de cercle vertueux du dépannage de chaudière, le bon entretien anticipe les problèmes et lui conserve tout au long de sa vie :

  • des conditions de fonctionnement optimales,
  • des économies d’énergie,
  • une longévité accrue,
  • une réduction du nombre de pannes,
  • des économies d’exploitation,
  • moins de rejets polluants dans l’atmosphère.

Choix du bon spécialiste

Le choix de l’intervenant est primordial. Il doit à la fois :

  • connaître le matériel concerné et si possible l’installation ;
  • avoir la compétence (et éventuellement l’agrément) pour intervenir efficacement ;
  • être disponible rapidement et tenir ses engagements ;
  • savoir conseiller utilement sur le matériel et sur les éventuelles aides financières.

Comparaison de plusieurs devis

Chaque entreprise fixe librement ses prix, tant sur les fournitures que sur la main d’œuvre. De cette pratique résultent, à prestation identique, des disparités de montants quelquefois considérables. Comparer au moins 3 devis semble raisonnable.

Pour aller plus loin :